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Rapport 2020 du suivi des gaïacs de la Réserve Naturelle de Petite Terre

Le suivi annuel de l’état sanitaire s’est effectué en Juillet 2020. Ce suivi est le second de l’étude au long terme de l’état sanitaire et de la croissance de la population de Guaiacum officinale plantés en 2017 et 2018. Par rapport à l’année dernière, seule 1 perte a été observée ainsi qu’une légère dégradation de l’état sanitaire global. Ce constat n’est pas alarmant au vu des conditions météorologiques particulièrement sèches cette année avec plus de 10 semaines sans eau à Petite Terre. Malgré cela, les Gaïacs montrent une reprise de croissance foliaire et semblent ainsi bien s’adapter à leur environnement.

Rapport 2020 : https://reservesdesiradepetiteterre.com/wp-content/uploads/2020/08/200825_Analyses-suivis-Gaïacs-2020_RP.pdf

Rapport 2019 du suivi des gaïacs de la Réserve Naturelle de Petite Terre

Ce rapport de suivi est le premier effectué pour les gaïacs mis en terre sur Petite Terre en 2017. Comme pour les suivis des Melocactus intortus sur La Désirade, l’intérêt de ce travail est de noter comment se portent et évoluent les gaïacs. L’objectif est de faire en sorte que les gaïacs puissent se satisfaire à eux même dans leur reproduction. Ce premier suivi permet donc de tirer un premier bilan de leur survie sur site.

Le rapport complet est disponible : https://reservesdesiradepetiteterre.com/wp-content/uploads/2020/04/Suivi_gaiac_2019.pdf

Rapport 2019 du suivi Melocactus Intortus sur la Réserve Naturelle de Désirade

Au mois de Novembre 2019 a eu lieu le suivi global de l’année 2019 de nos Melocactus Intortus. Avec les résultats obtenus, nous avons pu approfondir notre analyse par rapport aux résultats de 2017 et 2018. Les résultats importants à retenir sont l’ouverture d’un nouveau site de protection, l’apparition de nouveaux Melocactus intortus adultes, le maintien du nombre de cactus protégés mais aussi le vol de plusieurs d’entre eux.

Les résultats détaillés se trouvent dans le rapport : https://reservesdesiradepetiteterre.com/wp-content/uploads/2020/04/Suivi_Melocactus_2019.pdf

Limitation de la population de rats – Mission du 11 au 14 novembre 2019

L’équipe des réserves naturelles a réalisé sa troisième et dernière mission piégeage rats de l’année. Comme pour la session précédente (voir article du 18 juillet 2019), l’équipe des réserves naturelles a disposé les 91 pièges le long du muret abritant les scinques. Un piège est déployé tous les 5 mètres :

  • Une pose à 17h pour un relevé à 21h
  • Une pose à 21h pour un relevé à 7h

Entre 7h et 17h les pièges sont désarmés car les rats ne sortent pas lors des grosses chaleurs, au contraire des bernard-l’ermite, qui risqueraient de se faire piéger et mourir. Cela va aussi pour les autres animaux comme l’iguane même si la quasi-totalité des captures non voulues sont les bernard-l’ermite.

Laura met la main à la « patte » pour récupérer de l’ADN et Cyrielle réappâtera le piège ensuite

La mission piégeage a débuté le lundi 11 novembre à 17h pour se terminer le jeudi 14 novembre à 7h. 17 rats ont été capturés et tués. Le total le plus bas de l’année. Difficile pour le moment, de savoir si les efforts fournis par les équipes des réserves payent avec une baisse du nombre de rats autour du muret, ou si les rats s’habituent à ces missions piégeages. Toujours est-il que le nombre de captures diminuent de mission en mission.

17 rats capturés en novembre 2019
10 rats le premier jour, 2 le second et 5 le troisième jour pour la session de novembre 2019

Rappelons l’intérêt de ces missions. Le muret où les pièges sont installés abrite la population de Scinque. Un lézard devenu rare et endémique de Petite Terre. Unique en son genre car différent de celui de La Désirade. Son nom est le Mabuya parviterrae. Le rat est son principal prédateur et la population de ce dernier prolifère à grande vitesse. Sans action de la part de l’équipe de la réserve, la survie du Scinque de Petite Terre devient difficile.

Le scinque difficilement observable, a été aperçu durant la mission

La prochaine mission aura lieu en mars 2020. 6 sessions ont été réalisées en moins de 3 ans.

À la fin de la mission, il faut ramener l’ensemble des pièges à la kaz et … ce n’est pas une tâche facile !

Capture d’un iguane commun à La Désirade

Et de un…

Après de longues semaines de recherches, la mission ONF de ce vendredi a réussi à déloger l’un des deux iguanes communs réfugiés dans un groupe d’arbres derrière le Carrefour Market du bourg de la Désirade.

Ils avaient déjà été aperçu à plusieurs reprises par les gardes de l’Association Titè ainsi que par les riverains.
C’est grâce à l’aide précieuse des riverains que l’iguane commun a pu être capturé.

L’autre iguane commun est toujours en fuite

Cette capture rocambolesque n’aurait pas été possible sans l’aide des membres de ce réseau de lutte qui commence à se constituer.
Du signalement à la prise en charge toutes les contributions ont été utiles. La capture du second iguane reposera elle aussi, sur les ressources mutualisées.
Pour que les acteurs locaux soient pleinement impliqués, nous vous proposerons très bientôt une session de formation à la capture d’iguane.
Commencez à réserver vos places !

Texte rédigé par Sylvie LOÏAL, chargée de mission ‘Aménagement et gestion d’espaces naturels.

L’iguane commun capturé avait été pris en photo par une riveraine il y a déjà plus d’un mois
L’association Titè s’était mis en oeuvre pour capturer l’iguane

Mission de suivi iguane sur La Désirade et Petite Terre

CMR iguane de Désirade du 7 au 14 juin 2019

CMR iguane de Petite Terre du 4 au 11 avril 2019

Les missions de suivis des iguanes sur Petite Terre et la Désirade utilisent la méthode de CMR (Capture-Marquage-Recapture). C’est un protocole qui permet de connaitre l’état d’une population à un endroit donné. Sur nos réserves naturelles, cette méthode est appliquée aux iguanes des petites Antilles. L’objectif étant de voir l’évolution de la population des individus sur plusieurs années. Ainsi, pour la Désirade, il s’agissait de la sixième mission consécutive et la cinquième pour Petite Terre.

À Désirade, la mission n’a pas lieu sur la réserve naturelle mais à la pointe Colibri de l’autre côté de l’île. Dans les deux cas 6 secteurs de prospection sont définis.

Comment se déroule la mission ?

Des zones de prospection sont définies sur lesquelles vont tourner des équipes de deux personnes. L’objectif est de capturer les iguanes se trouvant dans cette zone. Une fois un iguane attrapé, on commence par vérifier s’il possède une puce d’identification. Si ce n’est pas le cas, on lui en injecte une dans la cuisse. L’équipe procède ensuite à de nombreuses prises de données (taille, poids, état de santé etc.). Enfin, un marquage externe est réalisé en inscrivant une lettre et un numéro sur le corps de l’animal . Après ces manipulations, l’iguane est remis en liberté là où il a été capturé. Les autres jours, les équipes continuent de capturer les iguanes non marqués et notent le code des iguanes revus. À la fin de la mission, l’ensemble des informations sont récoltées et analysées.

Pesée d’un iguane juvénile
Inscription d’un identifiant sur chaque nouvelle capture

Résultat de ces deux missions

La Désirade :

  • 144 captures dont 38 nouveaux iguanes
  • 116 relectures

Ces chiffres sont bas et montrent une continuité avec les années précédentes. L’habitat des iguanes sur la pointe Colibri est très détérioré avec des dépôts de sargasse, les effets des cyclones de 2017 et la mise en place de grillage qui peuvent blesser les iguanes.

Petite Terre :

  • 578 captures dont 222 nouveaux iguanes
  • 319 relectures

Résultats qui restent habituels pour Petite Terre.

La quasi totalité des iguanes sont attrapés avec une perche afin de ne pas trop s’approcher d’eux et les effrayer

Premières observations de Petites Sternes sur les plateformes de Petite Terre

Voilà maintenant 2 mois que les plateformes à destination des Petites Sternes sont installées et opérationnelles à Petite Terre et les premiers résultats ne se sont pas fait attendre. Anthony Levesque, ornithologue, a réalisé des suivis sur site depuis l’arrivée des Petites Sternes mi-mars. La première sterne qui a été observée a eu lieu le 14 mars et c’est une date record pour cette espèce.

Petite Sterne photographiée à Petite Terre

Voici ce qui a été relevé :

  • Au moins 17 couples occupent la plateforme de la saline 1 (au moins 5 poussins le 21 mai)
  • Au moins 30 couples occupent la plateforme de la saline 3 (au moins 18 poussins le 21 mai dont 3 volants)
  • En parallèle, 125 couples sont installés sur la partie ouest de la pointe de Sable de Terre de Bas où la zone a été temporairement protégée.

Mise en défens de la zone de ponte

Ces observations démontrent une fréquentation exceptionnelle cette année des Petites Sternes sur Petite Terre. Les équipes des réserves ne peuvent que se satisfaire de tels résultats dont la conservation et la préservation des espèces se reproduisant à Petite Terre sont leur priorité. Il est donc utile et important de rappeler que la Petite Sterne pond des œufs mimétiques à même le sol sur les plages, et que nous nous devons d’être vigilants à l’endroit où nous posons les pieds.

Plateforme saline 3 très largement occupée

Programme de conservation de la Petite Sterne sur la réserve naturelle des îlets de la Petite Terre

La Petite Sterne est un oiseau marin qui se reproduit sur la réserve naturelle de la Petite Terre. Cette espèce fait l’objet d’un suivi depuis 2001 afin de quantifier son succès de reproduction. Pendant deux ans (2014-2015), ce suivi a été renforcé est a permis d’estimer le nombre de couples à 60 en 2014 avec peut-être 5 jeunes à l’envol, et 20 à 50 couples en 2015 avec aucun jeune à l’envol (Rapport consultable ici, Levesque, 2016[1]). Les causes éventuelles de ces importants échecs peuvent être liées à la prédation par le rat noir, les mauvaises conditions météorologiques et la montée des eaux dans les salines.

Afin d’améliorer la conservation de cette espèce de Sterne, les gestionnaires ont décidé d’installer dans un premier temps deux plateformes de 7,2m2 sur les salines 1 et 3 de la réserve, afin d’offrir un site de reproduction isolé du risque de prédation. La Petite Sterne sera suivie de manière attentive cette année. Afin de ne pas déranger les oiseaux, nous invitons les visiteurs à ne pas s’approcher des plateformes.

Pour en savoir plus sur cette espèce dans l’archipel guadeloupéen, vous pouvez consulter l’étude (rapport n°35) en cliquant sur ce lien http://www.amazona-guadeloupe.com/rapports-study-reports.html

Les premières Petites Sternes sont arrivées cette année avec un peu d’avance sur la Petite Terre, plusieurs individus ont été observés le 14/03/2019.

Programme financé par le FEDER, la Région Guadeloupe et la DEAL Guadeloupe

Éric Delcroix, 28/03/2019

[1] Levesque A, 2016, Suivi 2014-2015 de la reproduction des Petites Sterne, des Huitriers d’Amérique et des Phaétons à bec rouge sur la réserve naturelle nationale des îles de la Petite Terre, Rapport LBE, 20p+annexes.

Une partie de l’équipe au près de la plate-forme de la saline 3

Transport de matériaux jusqu’à la plate-forme

Pose du grillage sur la plate-forme de la saline 1

Rapport du suivi 2018 des Melocactus intortus

Chaque année, un suivi de l’ensemble des Melocactus intortus de la réserve de Désirade est effectué par les équipes de l’association Titè et de l’ONF. Nous vous présentons dans ce rapport, la méthodologie utilisée ainsi que les résultats du suivi. Les résultats sont ensuite comparés par rapport au suivi de 2017 afin d’étudier l’évolution des cactus.

L’ensemble du rapport est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous :

Suivi_Melocactus_2018